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techyou-applis-appstoreBientôt 300 000 applications validées sur l’AppStore d’Apple, 50 000 applis au dernier comptage de Google Android, le Market Place de Windows Phone 7 qui annonce du lourd, la stratégie de l’application mobile se révèle redoutable et étend son influence sur le marché nomade à une vitesse fulgurante.

Démocratisée sur les smartphones et plus particulièrement depuis 3 ans sur l’iPhone d’Apple, qui en a fait une véritable raison d’être, l’application a terminé sa phase d’envol. Reste que c’est bien l’iPhone, selon une étude du cabinet Forester sortie au début de l’été. En effet, en France, 25 % des possesseurs de smartphones téléchargent au moins une application par mois, contre 56 % lorsque l’on se focalise sur les possesseurs d’iPhone.

Un écart qui s’explique par l’avance prise par Apple mais aussi par des systèmes parfois chaotiques de la concurrence. Néanmoins, avec plus de 80 magasins virtuels (relevé par Forester), l’application est LA marotte en devenir du marché mobile. Doit-elle alors évoluer ? S’universaliser pour toutes les plates-formes mobiles ? Est-ce au moins techniquement possible ?

Le 28 Juin dernier, l’Appart SFR accueille une table ronde qui tente d’exposer les faits et d’apporter quelques éléments de réponse. Table ronde composée de Tristan Nitot, président-fondateur de Mozilla (Thunderbird et Firefox, entre autres), Sébastien Berten, président-fondateur de Backelite, développeur d’applications mobiles ainsi que Philippe Caloud et Stéphane Lebas, respectivement Directement développement terminaux et applications mobiles et directeur Applications et Stores chez SFR.

Vers des « Stores » ouverts… ou pas

Adopter Apple, l’iPhone et l’AppStore, c’est adopter un système fermé, aussi bien pour les utilisateurs que pour les développeurs, qui doivent faire face à un processus de validation des applications ultra strict, rejetant parfois un travail de longue haleine pour d’obscures raisons contre un dédommagement de 50 euros (pour des milliers investis). Du côté d’Android, en revanche, l’une des plaies du Market, la validation plus souple, est aussi l’une des ses plus grandes forces.

A cela, il faut ajouter un processus de développement rendant les applications Android compatibles avec la quasi totalité des plates-formes de téléchargements pour mobiles. Problème : développer une application de base Android puis abreuver plusieurs « stores » n’est peut-être pas aussi rentable que d’investir un max sur une appli iPhone au potentiel de téléchargement plus fort pour ensuite l’adapter sur Android, l’Ovi Store de Nokia et consorts…

HTML5, la solution miracle ?

Au centre de la petite guerre des nerfs qui oppose depuis plusieurs mois Adobe et Apple à propos de Flash, le HTML5 est vu par de nombreuses entreprises web comme le futur du multimédia sur Internet. Intégration plus simple, développement rapide, compatibilité immédiate avec les navigateurs et surtout compatibilité avec tout type de mobile. De quoi rendre une application universelle avec un développement unique au lieu d’un multidéveloppement et une version différente sur iPhone, Android, Ovi, WebOS et Bada (nouvelle plate-forme Samsung).

Une aubaine pour les développeurs, donc, mais une standardisation apporterait forcément une fonte des différences de performances entre différentes versions d’une applications, les terminaux, eux, n’étant pas standardisés.

L’avenir est ailleurs

Si l’Internet mobile est sûr de progresser à des niveaux stratosphériques, grâce notamment à l’offre étoffée de services mais aussi de l’évolution des usages des consommateurs, l’avenir de l’application peut aussi s’écrire dans le salon. Avec l’arrivée de Google cet automne au sein de plusieurs téléviseurs connectés (Google TV) au travers d’un système de navigation mixant Android et Google Chrome et des passerelles avec les applications smartphones, le salon 2.0 n’a jamais été aussi près de l’émancipation.

Une percée du géant de Mountain View qui pourrait bien chatouiller Apple, qui lorgne depuis longtemps le secteur de la télévision. Histoire de refaire le coup de l’iPhone ?

Lisa Terzy