Partager cet article :

 

Et aussi


Une nouvelle version de la norme USB, c’est toujours un événement. Depuis la 1.0, chaque nouvelle spécification a su apporter son lot de nouveautés, ou au moins de performances, pour lui garantir le succès. Et la version 3.0, autrement appelée USB SuperSpeed, n’échappera pas à la règle. Mais avant de l’étudier plus en détail, resituons un peu le contexte.
Petit rappel historique
C’est à la fin des années 90 qu’apparaît la prise USB. Elle est accueillie comme le messie en raison de sa petite taille, de sa simplicité d’utilisation, et de ses performances bien supérieures aux prises parallèles et séries qui arrivaient en fin de vie. Cette première version, rapidement corrigée en 1.1, permettait d’atteindre en théorie 12 Mbit/s (soit 1,5 Mo/s). Sans concurrence, elle s’est rapidement adjugée le monopole de la connexion des périphériques ; imprimantes, webcams, disques externes, clés USB, manettes de jeu… tout le monde y passe ! En 2000, c’est l’USB 2.0 qui fait son apparition pour offrir un débit théorique de 480 Mbit/s (soit 60 Mo/s). Même si elle fait un peu concurrence à la prise Firewire, elle connaît le même succès que la version précédente et officialise sa position de standard, surtout depuis son adoption à la fois par les Mac et les PC.
L’USB 3.0 déboule
La fin de l’année 2009 a vu l’apparition des premiers périphériques estampillés USB 3.0. Ce sont majoritairement des disques externes, puisqu’ils sont les mieux placés pour exploiter le formidable débit théorique de 4,8 Gbit/s (soit 600 Mo/s).
Oui mais voilà… depuis le début de cet article nous parlons de « débit théorique », car en pratique les choses sont toutes autres. A son époque, l’USB 1.0 plafonnait en fait autour de 1 Mo/s. L’USB 2.0 stagne pour sa part autour de 35 à 40 Mo/s. Alors où sera la limite de l’USB 3.0. Inutile d’attendre une réponse à cette question, nous ne le savons pas encore. Une seule chose est sure, ce sera moins que les 600 Mo/s annoncés. En conservant les proportions de perte des générations précédentes, on pourrait donc tabler sur au moins 400 Mo/s ; ce n’est qu’une estimation à la louche, mais qui laisse déjà une bonne latitude pour accueillir les disques les plus rapides.

chartUSB1-2-3

En fait, les premiers tests réalisés sur l’USB 3.0 voient justement leurs performances limités par les disques mais pas par l’interface elle-même. Il faudra donc attendre quelques années avant de voir l’USB SuperSpeed saturée par un lecteur externe. En attendant, elle devient une concurrente directe du eSATA, la seule norme qui existait jusque là pour exploiter efficacement un disque dur externe – le Firewire étant resté confidentiel. L’USB SuperSpeed fait donc carton plein, puisqu’elle égalise les performances du eSATA, mais s’autorise en plus la connexion à des périphériques d’horizons bien plus variés, comme les imprimantes, les appareils photo, les webcams, les manettes, les souris… et comme toute bonne nouvelle version d’une interface, elle reste compatible avec les anciennes.

Il ne reste donc plus qu’à attendre que les constructeurs de cartes mères, de portables et de PC l’adoptent massivement pour qu’elle envahisse nos foyers. Une arrivée que demandera du temps puisqu’à ce jour seuls quelques rares nouveaux ordinateurs proposent de l’USB 3.0. Pire, le géant Intel prévoirait de retarder l’utilisation de l’USB 3.0 de 2011 à 2012. En attendant, quelques constructeurs de cartes mères utilisent des puces additionnelles pour offrir d’ores et déjà l’USB 3.0 sur leurs cartes mères. Sinon, il est toujours possible d’acheter une carte d’extension au format PCI-Express pour ajouter l’USB3.0 à un ancien ordinateur.