Bien avant de louer la praticité du smartphone et d’en faire le compagnon connecté idéal de toutes les poches, il y a eu le PDA. Retour sur le parcours de cette calculette modifiée devenue mobile à tout faire.
Retro Hi-tech : le PDA
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2010. Prendre des rendez-vous, les caler dans un agenda partagé en ligne, mettre en relation tous ses contacts, regarder une émission, écouter de la musique et jouer à un jeu vidéo, le tout en mobilité et au sein d’un même appareil est devenu un jeu d’enfant avec le smartphone. Android, iPhone, WindowsPhone… l’embarras du choix pour une connexion continuelle au web et ses services. Oui mais avant tout ceci, comment faisait-on ? On s’en remettait au PDA.
Trois lettres magiques symbolisant l’âge d’or de l’assistant personnel devenu peu à peu ce qu’est le smartphone aujourd’hui. En gros, l’évolution du PDA est inverse à celle du smartphone. Parti d’un simple téléphone, le mobile intelligent s’est vu peu à peu adjoindre diverse fonctionnalités tandis que le PDA relève plus de l’assistant bien fourni auquel on a ajouté une fonction téléphone. Pour remonter aux origines du Personal Digital Assistant (assistant personnel électronique), il faut revenir à la fin des années 80 et la naissance des agendas électroniques intelligents.
Au début était l’ordinateur de poche
Avec une planète des actifs en pleine mutation vers le travail continu, l’apparition des agendas et autres « organisers » électroniques est une bénédiction. Le Sharp Wizard OZ-7000 ouvre la voie en 1989. Un écran de 4 x 1,6 cm, une synchronisation possible avec PC et Mac, un clavier alphabétique (pas d’AZERTY ou QWERTY), gestion des contacts, des calendriers et même production de mémo sur cassette et 32 Ko de mémoire interne. Un outil sensationnel pour l’époque. Imposant, ce Wizard sera suivi de plusieurs déclinaisons plus compates et toujours mieux fournies en capacités et plus proche de ce que l’on appellera bientôt l’ordinateur de poche.
Un terme qui sied parfaitement au premier Portfolio d’Atari. Un processeur IBM 80C88 et surtout un système d’exploitation dérivé de MS-DOS, le DIP-DOS. Des cartes d’extension de mémoire sont disponibles mais surtout, avec ses ports série et parallèle, le Portfolio peut être connecté à de nombreux périphériques, dont les imprimantes. L’ordinateur de poche prend de l’ampleur dans les milieux pros hyper actifs. Un succès qui le propulse représentant du hacking portatif dans le film Terminator 2 : Le Jugement Dernier. En effet, c’est avec lui que le jeune John Connor pirate tout un tas d’appareils électroniques, comme les distributeurs de billets de banque.
Assiste-moi
L’organisation prend une nouvelle dimension. Il est désormais impossible de se louper puisque notre vie est savamment structurée au travers des applications de ces mini ordinateurs simplifiés. Un autre bond est réalisé avec l’arrivée de Palm sur le marché. La marque mythique, racheté par HP pour un milliard de dollars il y a peu, est fondée en 1992 et lance quantre ans plus tard le PalmPilot 1000. L’écran tactile monochrome est de sortie (6 x 6 cm) et l’on trouve un stylet au dos de l’appareil. Vendu plus de 3 000 francs, il accueille la première mouture de PalmOS. Un socle connecté à un ordinateur permet, en posant le Pilot 1000 et ses descendants, de synchroniser le PDA et l’ordinateur (via la fonction HotSync).On peut consulter et éditer ses e-mails (avec incidence sur la boîte mail principale), suivre ses dépenses ou encore gérer ses rendez-vous et ses tâches par priorités.
Pilot 5000, Palm VII, Palm IIIc, les PDA du géant américain gagnent en vélocité et passent à la couleur. Plusieurs concurrents investissent la brèche ouverte par Palm vers le grand public (averti). HP notamment, avec les gammes d’IPAQ, se place en concurrent sérieux. Mais ce sont bien les Palm, qui vont devenir les « frigo » du PDA. Un langage qui fera beaucoup pour la création du mythe de la marque. PalmOS, en constante évolution et les premières versions de Windows Mobile abreuve tous les terminaux et la connexion GPRS se démocratise entre 1999 et 2003. De quoi ne jamais perdre le fil dans son organisation et surtout passer à la vitesse supérieure en termes de gestion de courriels. La mobilité est enfin effective dans le bon sens.
Comme sur les smartphones aujourd’hui, il est également possible d’ajouter de nouvelles applications et jeux. La compacité se fait une place sur le secteur, comme des écrans tactiles plus précis (toujours au stylet) et les claviers mécaniques sont légions. Le Darwinisme technologique aboutit pour le PDA à une forme très proche d’un gros téléphone.
Du pareil au même
En intégrant toute sorte de moyens de connexion (WiFi, GPRS, Bluetooth, Infrarouge) et en systématisant l’intégration de la téléphonie à partir des années 2000 le PDA devient ce que l’on appellerait aujourd’hui un smartphone. En effet, entre le smartphone et les derniers IPAQ de HP et Treo de Palm ou encore certains premiers HTC, il n’y a véritablement que la sémantique pour établir une différence.
Reste que le PDA a cédé sa place au téléphone intelligent, conçu par des géants de la téléphonie et donc plus au fait des facilités d’exploitation à destination du grand public… aspect démocratique que le PDA n’a toujours fait qu’effleurer. Toutefois, il n’est pas rare de voir certains nostalgiques ou des monomaniaques accrochés à leur Palm Treo se servir encore et toujours de leur PDA pour organiser leur vie en toute intelligence.
Romain Thuret
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OK! je suis peut être vieux jeux, mais je ne me passe pas de mon PDA pour tous les services qu’il m’a et me rend encore et j’apprécie le fait que dans l’hypothèse d’une panne de batterie je ne perde pas toutes « mes fonctionalités »
pas de quoi en faire un formage de iphone palm a ouvert la voie… toutes les focntion tréo ou autres palm n’ont pas à rouir face à iphone la différence es surtout marketing & bobo…
J’utilise toujours mon PDA avec un logiciel ne navigation aérienne appelé XC SOAR,couplé au gps il n’existe pas grand chose de plus pratique et efficace pour le vol à voile, il enregistre le vol au format IGC et possède une ennorme base de donnée et le font cartographique des alpes