On les utilise plusieurs fois par jour, ils sont d’une importance capitale et pourtant, on y prête souvent peu d’attention, les mots de passe notre dernier rempart dans un univers numérique où nous stockons nos vies. Que faire ou éviter à tout prix.
De l’importance des mots de passe
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Des milliers d’internautes, voire des millions, prennent, sans forcément le savoir, des risques énormes en surfant sur le web. La cause, leur(s) mot(s) de passe, bien trop simple à découvrir. Des sociétés spécialisées dans la sécurité numérique, comme Imperva ou Symantec (suite Norton, entre autres) ont ainsi menés des études sur les habitudes des internautes question mots de passe, avec des résultats édifiants.
Chez Imperva, on estime à 50 % des utilisateurs du web utilisant le même mot de passe pour la totalité ou presque des sites sur lesquels ils surfent et un même ratio de personnes utilisant des mots simples, des prénoms, des mots formés de touches adjacentes sur leur clavier (type « azerty ») ou encore des suites numériques ultra basiques.
Les différentes études d’Imperva et de Symantec accouchent d’ailleurs d’un relevé des 10 mots de passe les plus courants :
-123456
-1234
-azerty
-abc123
-12345678
-password
-1234567
-iloveyou
-(date de naissance)
-(prénom/prénom des enfants)
Des mots de passe tout bêtes, faciles à retenir, faciles à voler. Des facilités de mémoire que l’on a tous au moins une fois adoptées. Au-delà, de certains codes issus d’expression anglaises universellement usitées, on peut noter la présence de « password » qui, selon Symantec, est souvent utilisé par les internautes négligents qui ouvrent des comptes sur des services anglophones et qui, à la demande « password » pour définir un mot de passe, ne vont pas plus loin. La firme estime également à 47 % le ratio d’internautes utilisant des noms de leur famille, d’animaux domestiques et à 11 % des mots portant sur le sexe.![]()
Or, aujourd’hui, tout cela constitue un appel au viol numérique. Avec l’explosion des données transitant sur la toile et surtout avec la prolifération des réseaux sociaux (facebook est en tête de liste des zones à risques), l’accès à des données personnelles est devenu aussi simple que d’ouvrir un livre. Des données utilisées, comme vu précédemment, bien souvent comme mots de passe…
De vrais cracks
Des moyens supplémentaires donnés aux pirates informatiques, qui dispose déjà de moyens techniques colossaux pour cracker codes et mots de passe. Le plus en vue ? Le système cryptographique de « rainbow table », qui emmagasine des milliards de combinaisons de 1 à 6 voire 8 caractères et se fonde sur les occurrences les plus régulières, les mots du dictionnaire, puis les saisies les plus logiques. Un système complètement automatisé que l’on peut facilement se procurer sur le web, qui pèse, pour le plus fourni, près de 51 Go (imaginez le nombre de mots de passe !) Nous ne vous ferons pas le plaisir, bien entendu, de vous montrer la voie.
On peut également causer de notre meilleur ami le ver informatique, qui embarque aujourd’hui jusqu’à 500 combinaisons de passwords simples et renifle les ordinateurs à la recherche de codes similaires. A noter qu’avec de tels systèmes, les pirates peuvent cracker jusqu’à 1 000 comptes web en moins de 20 minutes, selon Imperva.
Autre moyen, le « brute force » (force brute), qui consiste en un programme qui va analyser chaque possibilité alphabétique et/ou numérique. Un fois le programme lancé, il lance l’analyse : A / AA / AAA… / B / BBB… / ABAB… Autant dire que le brute force prend du temps, mais c’est aussi un système, même si cela prend des jours ou des semaines, qui peut potentiellement trouver tous les mots de passe conventionnels.
Et tout ceci n’est qu’une partie des moyens déployés pour forcer les sécurités. Effrayant, n’est-ce pas ?
Surfez couverts
Il existe pourtant des moyens simples pour repousser un peu plus la probabilité de se faire hacker son compte. Bien entendu, ne pas utiliser le même mot pour tous les sites est une base impérative. La première gymnastique à établir : le changement fréquent de mot de passe, sur les comptes les plus sensibles voire tous les sites que l’on fréquente.
Laurent Heslault, directeur des technologies de sécurité chez Symantec, y va même de son petit conseil : « les mots de passe, c’est un peu comme un slip, ça se change souvent, mais ça ne se prête pas ! » Un changement tous les trimestre (eh oui) est plus que recommandé, mais surtout, dès qu’un doute nous envahit sur un de nos compte web.
Chez Symantec, avis que nous partageons, on prodigue la siennes de la « phrase de passe », plutôt que du mot. Il est vrai que, face à des systèmes logiques comme une rainbow table, « lessanglotslongsdesviolons » apparaît comme une sorte de défi insurmontable. En tout cas trop long à cracker pour intéresser un système qui se veut efficace et rapide. Laurent Heslault préconise ainsi, en base, l’utilisation d’au moins 8 voire 10 caractères, si possible en mélangeant des signes ou des chiffres. »
A titre d’exemple, une phrase de passe comme « laguerredesétoiles » sera toujours plus dure à cracker qu’un mot simple (« yoda » ?), précise-t-il. Plus c’est long, plus c’est dur ! On peut même jongler entre ses différents comptes avec une même phrase : laguerredesétoiles-yahoo, laguerredesétoiles-gmail, etc. » La phrase de passe, en voie de démocratisation ?
Enfin, malgré le côté pratique de la chose, permettre le moins possible à votre navigateur de retenir vos sessions codes, ce qui constitue à laisser la porte entrouverte vers vos données. Symantec possède avec Identity Safe, un système de sauvegarde sécurisée et payant (compris dans la suite Norton) pour vos mots de passe, mais l’on peut également utiliser Password Safe, qui propose la même chose sur votre ordinateur et gratuitement.
Et n’oubliez pas, même si Princesse, votre tout nouveau bichon tout mignon, vous semble une bonne idée de mot de passe et que tout le web a pu jauger votre amour pour la bête sur Facebook, n’en faites pas pour autant votre nouvelle identification.
Romain Thuret
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Je vois fréquemment au boulot, des collègues oublier de cliquer sur déconnection de leur boîte mail. Ça ne les inquiète pas plus que ça. J’imagine que c’est un peu la même chose sur tous les ordinateurs publics.
Pour bien faire, dès qu’on va sur un ordinateur public, c’est effacer toutes ses données en supprimant les cookies du navigateur, sites visités etc.
Maintenant la plupart des navigateurs proposent une fenêtre de navigation privée qui efface automatiquement les données dès qu’on la ferme.
Sinon comme mots de passe, je conseillerais des phrases du type madOnnaisabitch ou bien f**kanelKaKa… c’est rigolo et ça se retient bien.
Je vous conseille en fonction de mon expérience personnelle… J’ai de nombreux comptes et nombreux mots de passe…. Impossible pour un étourdi comme moi de me souvenir de tous….Mais j’ai deux atouts….
J’ai découvert « the guide » pure produit open source et gratuit… Une recherche sur Google vous renverra sur Sourceforge.net ou vous pourrez télécharger le logiciel. Iere surprise, pas nécessaire de l’installer… Il tourne tout seul dans son propre dossier… L’intérêt, c’est de le transporter partout sur une clef usb…. Deuxièmement, télécharger AX CRYPT … toujours sur Sourceforge net… Google vous donnera les liens directs… Ensuite, a vous de jouer. Et effectivement pour vos mots de passepasses, si vous utilisez par exemple
Enfin, sait-on jamais!!!!
Sur internet un mto de passe est identique que ça soit sur Linux ou Windows…
Avoir un mot de passe différent pour chaque site et changer tous les trois mois est totalement ridicule pour ces simples (et bonnes) raisons :
1. Un jour au l’autre on oubliera son/ses mots de passe à force d’en changer
2. Plusieurs mots de passes sont inutiles, pour se faire cracker son compte il faut que quelqu’un vous connaisse (on ne peut pas inventer des noms d’utilisateurs, exemple sur cette page, il y a par eemple allard, mais ce n’est pas son identifiant, donc on ne peut pas cracker son mot de passe sans son vrai identifiant) et vous en veuille assez pour perdre du temps à essayer de pirater votre compte.
3. Les vrais pirates n’ont strictement rien à faire de votre pauvre compte Yahoo Mail (par exemple)…
Bref, ça fait des années que j’utilise toujours le même mot de passe et il n’a jamais été cracké alors qu’il est super simple (presque plus que ceux écris dans l’article) et pour la simple et bonne raison qu’il n’y a aucun intérêt à pirater mon compte.
Bref, encore des « experts » en sécurité qui nous les cassent pour rien…
Et puis pour cracker un mot de passe c’est simple : suffit de connaitre l’administrateur des bases de donnée… -_-’
Là où je travaille les règles pour les mots de passe sont absolument draconiennes: au moins 10 caractères, avec au moins deux majuscules, deux minuscules et deux chiffres. Et surtout, validité du mot de passe 3 mois, contrôlé par le système, interdiction d’utiliser un des cinq derniers mots de passe précédents, etc etc.
Résultat : la moitié de mes collègues ont le mot de passe sur un post-it qu’ils laissent collé à l’écran quand ils partent le soir…
Il serait peut-être temps de songer à généraliser la lecture de cartes ou d’empreintes digitales.
>suffit de connaitre l’administrateur des bases de donnée…
même pas, car il n’y a que le hash md5 dans la base de données, un mot de passe n’est jamais stocké en clair.
Moi, je n’ai rien à cacher!