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Et aussi

techyou+tomtom-iphoneL’ère de la bonne vieille carte que l’on replie mal est révolue. Les systèmes de navigation GPS ont pris le pas et donnent le « la » de notre orientation. Comme tous les marchés de la high-tech, celui des GPS est appelé à évoluer. Et ce dernier évolue vite et fort depuis son explosion en 2004. Le GPS autonome s’est pourtant pour la première fois essoufflé l’année dernière avec 2,5 millions de pièces écoulées contre 2,7 millions en 2008.

Si les constructeurs comme TomTom ou Garmin espèrent un fort renouvèlement cette année, notamment venant des premiers acquéreurs de GPS autonomes en 2004/2005, il est un pourvoyeur de navigation guidée qui progresse à une vitesse folle : le smartphone.

Que ce soit via des applications dédiées sur iPhone, Android ou en natif comme sur les BlackBerry, les Nokia haut de gamme ou le Nüviphone de Garmin, le GPS sur smartphone a le vent en poupe. En 2009, 91 % des smartphones était équipé d’un module GPS. Un bien beau ratio conforté par les 75 % des utilisateurs de smartphones dotés d’un GPS qui confirment, selon l’institut GfK, s’en servir fréquemment (contre 55 % en 2008).

S’il est encore un peu tôt pour voir les smartphones remplacer définitivement les GPS autonomes dans les habitacles (surtout que les solutions embarquées ont encore leur mot à dire !), on ne peut que constater le succès de ces versions mobiles. Tom Tom pour iPhone, par exemple, s’est écoulé à plus de 280 000 exemplaires dans le monde. Pour y vois un peu plus clair sur les différentes solutions de navigation GPS (voiture ET piéton), voici un petit tour d’horizon de ce que peuvent proposer les mobiles stars.

+ IPhone : les applications vous guident

Parmi les 200 000 applications qui constellent l’AppStore, il est fort logique de trouver un bon paquet de soft fondés sur la navigation. Leur arrivée est pourtant récente puisque la possibilité d’utiliser l’iPhone comme GPS apparue avec le firmware 3.0, sorti juste avant l’été dernier. Avec le modèle de rémunération intéressant et la diffusion importante du terminal d’Apple, plusieurs pro du GPS, mais pas seulement, se sont logiquement lancés sur l’AppStore. Des applications aux performances différentes avec des prix compris entre moins de 4 euros et près de 100 euros.

- Tom Tom

techyou+tomtomDe tous les applicatifs GPS de l’iPhone, Tom Tom est, avec Navigon, le plus adapté à un usage du terminal Apple. Tous les menus que l’on peut voir sur un GPS autonome ont été spécialement adaptés à l’iPhone, son écran et la navigation par onglet la plus répandue au sein des applis de l’AppStore. Première bonne idée, l’intégration du carnet d’adresse pour avoir plus rapidement accès à l’adresse de vos contacts afin que l’application vous y mène.

Le changement d’itinéraire se fait également avec un tapotement sur l’écran. L’application se sert alors du mode IQ Routes, qui recense des milliers d’expériences de conducteur dans le monde que Tom Tom a collecté pour donner la meilleure route alternative.

Reste que la navigation subit parfois quelques couacs, comme l’énonciation trop tardive d’une direction. La navigation ne dispose pas d’énormément d’option d’affichage, au contraire de certaines concurrents. Tom Tom est disponible pour 69,90 euros en version France et 99,90 euros en version Europe (tous les pays d’Europe ne sont pas présents.
- Navigon
techyou+gps+navigonC’est vraisemblablement le meilleur compromis entre une applications performante dans sa navigation et un GPS de bon niveau. Si l’offre est décomposée comme chez Tom Tom et disponible aux mêmes tarifs, Navigon est pousse tout de même l’expérience utilisateur plus loin que tous les autres GPS pour le mobile à la pomme.
Si l’interface d’utilisation mérite encore quelques réglages graphiques pour être plus séduisante, elle est parfaitement intégrée dans un système iPhone OS et l’on retrouve vite ses marques (barre horizontale d’onglets en bas de l’écrans, grosse icônes à l’ouverture pour accéder aux options, accès direct aux musiques de l’iPhone ou encore utilisation du clavier tactile natif).
L’affichage en perspective est clair et précis. Le petit plus qui aide à la navigation, c’est la précision dans l’affichage des intersections, carrefours et échangeurs. La route à suivre est distinctement décomposée et énoncée. Impossible de se tromper de sortie ou de douter. Autre option, négligeable mais appréciable, Navigon peut prononcer le nom des rues. Si vous faîtes confiance à l’outil, alors la conduite avec les yeux presque fermés est possible !
- Navmii
techyou+gps+navmiiLe trublion du système sur l’AppStore. Alors que le prix plancher se trouve plus vers les 30 ou 40 euros, Navmii a déboulé au printemps 2010 avec une offre GPS à 3,99 euros ! Un pavé dans la mare de la navigation assistée qui prouve également, toute qualité du système mise à part, que les pourvoyeurs d’offre dispose d’une belle petite marge financière, quand bien même doivent-ils verser 30 % du prix de l’appli à Apple. Navmii démarre donc à un prix des plus attractifs. Ces 3,99 euros concernent seulement la France. Chaque cartographie supplémentaire vous demandera donc la même somme. L’affichage en perspective est de la partie mais le graphisme laisse à désirer et l’on a parfois plus l’impression d’une petite bouillie de pixels que d’un tracé clair et précis. L’accrochage GPS est dans la moyenne.
Où est la faille, alors ? L’impossibilité d’effectuer des recalculs d’itinéraires, par exemples, est frustrante. La navigation dans les menus est sommaire et l’interaction avec les outils de l’iPhone plus que limitée. On en a pour son argent, écrira-t-on, mais Navmii vient de prouver qu’il est possible de sortir une application GPS sans forcément demander l’équivalent du pri d’un GPS autonome.
- MotionX GPS
techyou+motionxgpsParce que l’on ne pense pas assez aux pures applications de navigation non axées sur l’automobile, il est de bon ton de mettre en lumière MotionX GPS. Malheureusement non localisé (les anglophobes fuiront l’application, donc), le soft ne coûte que 2,39 euros mais réunit des tonnes d’options. Il est le parfait compagnon des amateurs de treks, de marche ou même de touristes voulant découvrir le lieu visité par le haut.
Car MotionX GPS utilise l’affichage Map du moteur de recherche de Microsoft, Bing. En additionnant le signal GPS avec la carte interactive de Bing, on obtient un affichage très précis, en foret et montagne (il faut capter pour cela, attention), comme en ville.

Pour les fous du jogging ou de la marche, l’enregistrement de checkpoints ou du parcours effectué est possible et l’on peut également télécharger dans l’application ses propres données GPS pour créer des parcours. Et avec MotionX GPS, il est impossible de se perdre si l’on capte un signal puisque l’appli enregistre toutes nos position et peut ainsi nous ramener à bon port en inversant le tracé.

GPS et Android s’entendent

Si son côté ouvert et un peu bordélique peut décourager de prime abord, l’Android Market dispose tout de même de solutions GPS convaincantes et partage dans certains cas des solutions disponibles sur iPhone. C’est le cas, par exemple, de Navigon, qui propose la même offre en cartes et tarifs. A noter que jusqu’au début de cette année, Android disposait de l’application Nav4All, complètement gratuite, sans navigation par perspective mais avec des indications vocales et graphiques (des flèches pour tourner, entre autres) claires. Malheureusement, fondée sur des données Navteq, l’application fut dans l’obligation de couper le signal à la suite du rachat de l’entreprise pourvoyeuse de données GPS par Nokia.

- CoPilot Live 8

techyou+gps+copilotEgalement disponible sur iPhone, CoPilot Live 8 est le moins cher des gros éditeurs de solution de navigation avec des tarifs plus de 50 % moins cher. Pour 30 euros, votre terminal Android peut ainsi bénéficier d’un GPS France (compter 20 euros de plus pour une version Europe).

L’affichage peut se faire en mode carte ou perspective. L’interface est assez dépouillée mais claire et l’on se retrouve facilement dans l’application entre les différentes options. CoPilot Live peut passer d’un mode voiture à piéton ou vélo à la volée. Pratique pour prendre le relais une fois sorti de son véhicule.

Comme chez TomTom ou Navigon, on peut définir et trouver des points d’intérêt et accéder à des données de trafic en temps réel, si le signal le permet. Hormis l’interface graphique moins alléchante que la concurrence, plus chère aussi, on peut reprocher à CoPilot quelques retards sur certaines mises à jour de données (routes fermées, nouveaux tracés, etc.) dans certaines zones.

- Google Maps

techyou+gps+google+mapsOn ne présente plus l’application ultra répandue de mapping de Google. Grâce à la géolocalisation, Google Maps génère une carte détaillée, semblable à une carte papier, autour de votre position clairement notifiée. Android et Google Maps, un couple idéal.
Malheureusement pour nous, pauvre non américain, nous ne pouvons encore disposer de l’extension Google Maps Navigation, la bombe complètement gratuite qui utilise tous les outils Google pour augmenter l’expérience GPS, comme le suivi du travé de la route via Street View.
Mais cela devrait arriver dans les prochaines mises à jours des terminaux haut de gamme européens (Desire, Nexus One) dans le courant de l’année. En l’état, Google Maps peut toujours effectuer des tracés d’itinéraire simple mais précis et surtout donner en temps réel un état du trafic de façon sommaire.

+ GPS mobile gratuit, Nokia s’y met aussi

techyou+gps+ovimapsAlors que Google Maps Navigation risque déjà de faire un peu de mal aux applications payantes, l’entrée de Nokia dans le monde de la navigation par satellite gratuite complique encore la tâche des TomTom, Navigon ou Copilot Live. En rachetant Navteq, Nokia a choisi non pas de monnayer son service Nokia Maps, mais d’en faire un OviMaps totalement gratuit. Un service inclus d’origine dans les nouveaux smartphones de la marque finlandaise et en téléchargement gratuit pour certains modèles antérieurs compatibles. A noter que le service a été traduit pour le marché français et se nomme Ovi Cartes. C’est moins sexy, mais ça ne change en rien son comportement.
Justement, en pratique, l’Ovi Cartes se comporte plutôt bien, avec une temps de chargement non contraignant et de multiples modes d’affichage. En plus des différentes perspectives, il est également possible d’afficher sur l’écran du smartphone certain immeubles en 3D. Un rendu grossier mais l’idée est bonne. L’interface n’est pas des plus accueillantes en revanche (chemin d’accès trop long vers une option, par exmple) et l’utilisation en pleine conduite est un peu acrobatique. Côté gadget sympathique, on trouve le mode Racing, qui permet de jouer à un petit jeu de course en vue du dessus à partir des cartes Navteq. Il est ainsi possible d’effectuer son trajet pour se rendre au bureau en bolide de course.

+ Garmin la joue solo

techyou+gps+nuvifoneVous avez sans doute entendu parler du Nüvifone A50. Ce smartphone, développé conjointement par Asus et Garmin, fait le chemin inverse de la concurrence mobile. En effet, le terminale de la marque de GPS part d’une utilisation axée sur la navigation à laquelle on injecterait un peu de téléphonie.

La théorie, intéressante, accouche d’un smartphone en pratique un peu en deçà des iPhone ou Android équipés d’une appli GPS, la faute à une partie téléphonie faible, qui plombe la bonne impression laissée par la partie navigation.

Reste que Garmin persiste et lance très prochainement le Nüvifone A10. Et bonne décision de Garmin, le terminal passe par Android pour gérer le tout. L’axe majeure de cette nouvelle mouture semble être la navigation piétionne, avec un GPS bien plus précis et une cartographie adaptée en conséquence. Du coup, la frontière entre un Google Phone avec appli GPS et le concept de base de Garmin du GPSPhone devient plus ténue encore.

Lisa Terzy