Un an après la sortie du Pré aux Etats-Unis, Palm débarque en France pour se relancer avec une version Plus. En pleine tourmente, la marque joue gros et lance également le Pixi, une version light de son nouveau smartphone. Nous les avons testés. Notre verdict.
Palm Pré Plus et Pixi : bonne pioche ?
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En pleine tourmente et fraîchement rachetée ce matin par HP pour 1 milliard de dollars, la marque Palm tente de se relancer avec la sortie d’un smartphone, le Palm Pré Plus. Sorti l’an dernier sur le sol américain avec un succès plutôt mitigé, le Palm Pré arrive donc dans nos contrées dans une version Plus musclée (à gauche sur la photo ci-contre). Le défi est double pour Palm, marque mythique de la grande époque du PDA. D’une part tenter de séduire le public dans un smartphone ultra concurrentiel et surtout d’autre part, se lancer en solo côté système d’exploitation. En effet, point de Windows Phone Series ou d’Android ici mais bien un système maison, baptisé WebOS.
Le Pré Plus (quelqu’un a-t-il prévenu Palm du risque de jeux de mots douteux ?) est accompagné du Pixi, une variation plus légère en prix, en poids et en fonctionnalités. A noter que les deux mobiles sont disponibles chez SFR pour la France, avec forfait à 79 euros pour le Pré Plus et à 39 euros pour le Pixi. Nous avons pu jouer longuement avec les deux appareils, voici donc notre test.
PALM PRE PLUS
Les espoirs de la marque Palm reposent donc sur ce Pré Plus. Un galet compact mais un peu lourd dont l’écran tactile multitouch cache un clavier mécanique coulissant. Ce Pré Plus mesure 10 cm de haut pour 1,7 cm d’épaisseur. Ce n’est pas rien mais encore une fois, la compacité du smartphone compense. Ouvert, il s’adapte bien aux formes du visage. Le clavier, mois complet que celui d’un Blackberry, dispose de touches en plastique souple très rapprochées.
Avant de pouvoir taper frénétiquement un SMS, il faudra prendre le pli. La capacéit mémoire est 16 Go et fixe, puisqu’aucun slot pour carte mémoire n’a été prévu. Le Pré Plus s’écarte des canons du genre, qui affiche de plus larges écrans et s’équipent peu de claviers mécaniques. Le bouton de démarrage est situé sur le coin supérieur droit du smartphone. On a vu plus pratique, surtout si le téléphone finit dans votre poche. Vient alors l’allumage, une vraie plaie. Plus de 2’20 minutes pour accéder à l’écran principale et l’étrange impression , la première fois, que le téléphone a planté.
WebOS
Lors du premier démarrage, un long et obligatoire didacticiel vous enseigne les rudiments de navigation tactile sur WebOS, le système d’exploitation mobile maison. Une bonne idée, même si l’on n’apprend que 2 ou 3 mouvements alors que l’OS en propose une bonne dizaine (rassure-vous, le mode d’emploi les décrit tous). On nous apprend notamment tout ce qu’il y a à savoir sur la « zone tactile », la partie noire située sous l’écran qui affiche un trait lumineux évanescent lorsque l’on passe le doigt dessus. Dans le plus pur esprit « K2000 » !
WebOS n’est pas sans rappeler Android sur certains aspects. On accède ainsi aux applications, au choix, en passant par un menu qui jaillit du bas de l’écran ou bien en faisant apparaître un carrousel dans lequel on navigue et sélectionne du doigt l’application souhaitée. Simple d’accès, l’interface du Pré Plus est un modèle d’ergonomie, mais on sent qu’elle en garde sous le pied, la faute à un terminal qui a souvent du mal à rester réactif quand on ouvre plusieurs applications. Oui, le Pré Plus est multitâches. Concernant la fonction téléphone, l’accroche réseau du Pré Plus n’est pas des plus satisfaisantes, surtout en 3G
Internet rapide et simple
Le navigateur web, comme l’OS, est propriétaire et ne dépend donc pas de Google Chrome, Safari ou autre Opera Mini. Le lancement des pages est très rapide et l’affichage est ultra précis. L’absence de Flash, comme sur iPhone, pourrait être préjudiciable. On glissement vers la gauche sur la zone tactile et tous les onglets ouverts deviennent accessibles dans un menu déroulant. Le zoom sur les pages, rapide et précis lui aussi, s’effectue en tapotant deux fois l’écran sur la zone voulu.
Le recadrage sur les zones de textes est efficace. Pour fermer une page, il suffit de la prendre et la jeter par le haut de l’écran. A noter qu’à l’instar de certains terminaux HTC haut de gamme, le Pré Plus peut se muer en routeur Wi-Fi en changeant son réseau 3G en signal sans fil.
Pratique pour fournir une connexion internet à son netbook ou une tablette sur une zone non couverte par un hotspot. Côté application, l’App Catalog, le « store » de Palm, n’a qu’un petit millier d’application dans sa besace. Android Market en propose 50 000 et l’AppStore d’Apple, 185 000.
Gageons que le rachat de Palm par HP devrait permettre à l’App Catalog de proposer une base cohérente et financièrement intéressante pour les développeurs.
Synergy contre autonomie
L’un des points forts du Pré Plus, c’est Synergy, un système de regroupement des contacts par mails, compte Facebook et autres activités de réseau social. La synchronisation est automatique, Synergy recoupant de lui-même les informations de vos contacts. Question mails, un total de 16 comptes différents est permis. Le multimédia est bien servi : l’appareil photo, doté d’un capteur de 3 mégapixels, accouche de prises corrects tandis que les fichiers audio et vidéo (de nombreux formats supportés) sont classés dans des menus déroulants simple à utiliser. L’écran, plus petit que la moyenne des écrans de smartphone haut de gamme, affiche de belles vidéos mais pas forcément dans les conditions les plus optimales.
Et l’autonomie dans tout ça ? N’allons pas par quatre chemin, elle est pire qu’un iPhone, qui n’est déjà pas un bon élève. En utilisant un Palm Pré Plus avec l’essentiel de ses fonctionnalités, c’est quand même le but, il est impossible d’atteindre une journée complète d’utilisation. Cependant, l’iPhone nous a appris que l’on pouvait s’habituer à toujours se promener avec son chargeur sur soi.
Au final, ce Palm Pré Plus tant attendu se révèle, seul, être un bon téléphone, supporté par un excellent WebOS. Mais face à la concurrence, il a du mal à s’imposer. Ni plus mauvais, ni meilleur qu’un autre smartphone haute de gamme sous Android ou iPhone OS, le Pré Plus préfigure surtout ce dont pourrait être capable WebOS si d’autres terminaux de Palm voyait le jour.
Les +
+ Navigateur internet rapide et précis
+ WebOS prometteur
+ Système Synergy
Les –
- Autonomie
- Accroche réseau 3G
- App Catalog peu fourni
PALM PIXI
Intelligemment positionné sur le créneau des smartphones tactiles accessibles en termes de prix, le Pixi est un beau moyen de diffusion du système WebOs pour Palm. Un petit frère du Pré Plus qui propose à peu près le même fond dans une forme totalement différente. Plus de téléphone coulissant, place à une barre simple qui intègre toujours le clavier mécanique à touches souples ainsi que la zone tactile, juste sous l’écran. Passée l’impression étrange de ce clavier comme flottant sur la plaque vitrée du smartphone, l’ensemble apparaît formellement cohérent. D’autant que la compacité du terminal, avec une épaisseur de moins de 10 mm pour 11 cm de haut, en fait un outil agréable à tenir en main.
La mémoire interne affiche 8 Go au compteur et comme sur la Pré Plus, l’absence de slot pour carte mémoire empêche d’augmenter sa capacité. Mais 8 Go, pour le public et les usages que le Pixi adresse, est sans doute suffisant. Précision, pour démonter le téléphone et accéder à la batterie et à la carte SIM, il faut désincarcérer le téléphone de sa coque en caoutchouc. Si l’exercice est impressionnant au départ, on a peur de casser quelque chose, l’ensemble est assez solide pour supporter l’opération des dizaines de fois.
Plus simple, moins rapide
Comme pour son aîné, le démarrage est un calvaire. Toujours plus de 2 minutes à attendre que la petite flèche ait fini de tournoyer… Ensuite, on peut enfin goûter aux joies de WebOs, un système mobile qui a décidément le potentiel des concurrents mobiles tactiles que son l’iPhone OS, Android et le futur WinPho7. Un bémol toutefois sur le Pixi, qui supporte bien moins que le Pré Plus l’accumulation de tâches. On sent que le terminal, moins puissant que son grand frère, a parfois un peu de mal à suivre la cadence de WebOs. L’exemple le plus frappant reste l’utilisation de l’album photo, qui cahote souvent. Le système Synergy est aussi de la partie et regroupera tous vos contacts sur une page dédiée avec nom, mails, page Facebook, etc.
La navigation internet, bien qu’un peu handicapée par l’écran de 2,6 cm de diagonale, bénéficie d’un zoom précis, d’un affichage agréable mais d’un chargement de page plus long que sur le Pré. Pour le multimédia, on trouve un lecteur vidéo et audio à l’interface graphique et à la navigation léchées. Le capteur de l’appareil photo, lui, perd 1 mégapixel par rapport au Pré Plus mais conserve le flash LED. Quant à l’autonomie, assez critique sur l’aîné, on ne peut pas dire que le Pixi compense. A peine meilleure que le Pré, elle reste insuffisante pour qui souhaite passer la journée sans charger son téléphone ou avoir à transporter son chargeur.
Dans l’ensemble, ce Pixi constitue une bonne introduction aux smartphones pour qui veut se frotter à la navigation tactile un peu poussée. Toutefois, les pros passeront leur chemin devant certaines faiblesses, quitte à prendre le parti du Pré Plus.
Les +
+ Interface WebOs simple et intuitive
+ Navigateur efficace
+ Système Synergy
Les –
- Autonomie faiblarde
- Catalogue d’applications un peu maigre
- Des ralentissements
Romain Thuret
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Résidant au Luxembourg, je possède le Palm Pré depuis décembre et je peux donc donner mon avis sur la chose, après 4 mois d’utilisations.
J’ai pris le Pré car je n’aime pas les claviers virtuels. Mon choix était donc limité au Nokia N97 et au Pré si je voulais un téléphone rentrant dans mon forfait.
Le nokia N97 ne me plaisait pas, car le système de clavier rentrant me semblait fragile. Cela c’est vérifié puisqu’après quelques essais, j’ai réussi à casser le mécanisme. Soyons honnêtes cet appareil avait déjà quelques semaines de chipotage intensif, mais bon cela ne me donnait pas une bonne impression.
On me présente donc le Palm Pré, bel objet en forme de galet, et en plus avec un clavier coulissant. L’écran est très lumineux et le Pré donne un sentiment de solidité, renforcé par un poids qui rend le Pré très présent. Le système de clavier coulissant semble bien marché, donc je me décide de le prendre.
A la maison, je déballe le Pré et m’active immédiatement à le rendre opérationnel et la, catastrophe :
1) le Pré prend facilement 2 à 3 minutes pour s’allumer, ce qui n’est pas acceptable.
2) Il est IMPOSSIBLE de synchroniser le Pré avec un agenda ou une liste de contacts directement d’Outlook. Il est possible de faire une synchro initiale mais la maintenance des contacts et de l’agenda doit se faire via un compte actif sur le web. Désolé c’est inacceptable, pour moi il reste des données que je n’ai pas envie d’avoir sur le réseau. Pour ce problème il est néanmoins possible d’acquérir un soft mais je ne paie pas $40 pour rajouter une fonctionnalité de base.
Après ces petits énervements, j’avoue que l’utilisation est très sympa mais cela ne dura pas longtemps. Le lendemain matin, je trouve mon Pré éteint, et oui ce bijou de technologie en étant utilisé qu’un minimum ne tient même pas 24h !!!
Je me suis dit qu’à l’utilisation, je trouverais surement des bons points au Pré…, ben non car :
1) le Pré est multitâche ? Oui mais pour passer d’une application à l’autre, vous avez le temps de boire un café ou moins politiquement correct de fumer une cigarette.
2) Quand vous affichez une photo, l’affichage est tellement lent que vous voyez l’augmentation de la résolution comme dans un powerpoint.
3) N’utiliser pas le slider d’une main, car la précision mécanique étant très relative, ainsi si le téléphone se referme trop rapidement, vous pouvez attendre 3 minutes pour le rallumer…
4) Quand vous téléphonez, gardez bien vos doigts de coté, car comme l’écran est totalement tactile vous fermez les conversations sans vous en rendre compte.
Conclusion : Palm avait avec le Pré, l’occasion de revenir dans le marché des portables et ce qui semble être une réussite et un raté absolu comme en témoigne les ventes aux USA. Tout est et a l’air bien, mais rien n’est abouti et se téléphone énerve plus qu’il ne rend des services.
Après, cela ne vaut même pas la peine de parler de la bibliothèque d’applications disponible car c’est du n’importe quoi au dernier degré.
Avec l’expérience, même si on me l’offrait je dirais non, mon vieux Sony Ericsson P1i avec tous ses défauts est encore meilleur que le Pré.
J’espère que HP arrivera à faire quelque chose de bien, avec Palm mais la il va y avoir du boulot…
Le Palm Pixi en version Plus n’a pas l’air si mal… Je viens d’en lire un test complet qui laisse entendre qu’il est plutôt efficace et polyvalent pour un smartphone à ce prix ! J’ai vu ce test ici : http://www.mobiles-actus.com/test/palm-pixi-plus.htm