Comme chaque année, la ville de Hanovre accueille l’un des plus gros salon hi-tech du monde, qui se termine ce samedi 6 mars. Autrefois bien plus tourné vers le monde professionnel, le CeBIT se rapproche cette année du grand public avec des objets insolites et des gadgets innovants. techyoucebitokPlusieurs grands noms avaient même fait le déplacement : Nokia , Intel, Google, Asus ou HTC (entre autres). Pour la plupart, il s’agissait surtout de confirmer des gammes de produits ou mettre l’accent sur l’ultra connectivité des mobiles haut de gamme et netbooks dernière génération (Asus et HTC). Google a tenu a rassurer l’audience, inquiète à propos de l’ingérence progressive du géant de Mountain View au sein de la vie privée. Pourquoi pas. L’occasion pour Google de faire une nouvelle fois la démonstration de Street View et des limites que la firme s’impose pour ne pas empiéter sur nos paliers.
Sous le signe du rapprochement par la connectivité mais aussi de l’innovation utile ou très gadget – notamment la prolifération de la 3D dans tous les modes d’affichage (à vous de voir si la 3D se range dans l’innovation utile ou non) – le Cebit a tout de même été le théâtre de nombreuses annonces.

Nokia montre-toi

Les produits Nokia avaient déserté les stands du Mobile World Congres en février dernier. Le monde du mobile attendait donc un signe du géant Finlandais, un peu en difficulté depuis la réussite insolente de l’iPhone, le succès grandissant des Android Phone et l’ombre inquiétante du système Windows Phone 7.techyoucebitnokia
Rumeurs et teasing autour de la lettre « C », voilà tout ce qui filtrait de l’annonce possible d’une nouvelle gamme de téléphone Nokia. A l’arrivée : C5, un smartphone de type candybar. Un terminal pas très costaud face au ténors que sont l’iPhone, le Nexus One ou le Desire, il embarque un écran de 2,2 pouces (autant dire rikiki pour les standards d’aujourd’hui), un appareil photo de 3,2 Mpixels, mais une autonomie impressionnante de 12 heures en communication. Un slot pour carte SD permet d’accueillir jusqu’à 16 Go supplémentaires pour suppléer la mémoire interne de… 50 Mo. On note tout de même que les aficionados de réseaux sociaux pourront retrouver un système de gestion des flux Facebook et MySpace, mais pas Twitter, sur une page dédiée. Le C5 gère aussi toutes sortes de clients mail et sera vendu 179 euros.

Le flipper par la pensée

techyoucebitflipperteteVoilà de quoi redonner goût aux lycéens et aux nostalgiques de rejouer au flipper ! Le concept Berlin computer brain interface permet de contrôler de nombreuses tâches par la pensée. Pour l’occasion, les responsables du projet avaient connecté l’interface à un flipper basique. Le cobaye se voit affubler d’un casque bardé de mini électrodes en contact avec le cuir chevelu. Le système amplifie alors les ondes cérébrale et les traduit en ordres simples au flipper.

L’accoutrement vaut quelques blagues mais le résultat est là, il est possible de claquer un score sans toucher la machine. A quand le flipper télépathique dans les cafés ?

Comme de nombreuses innovations, l’intérêt est ailleurs. Les ingénieurs pensent surtout aux personnes paralysées ou au contrôle de machines.

Archos dévoile sa Tablet

techyoucebitarchosAnnoncée en même temps que les rumeur sur Apple et une possible tablette (l’iPad, à peu près connu de la Terre entière depuis), la l’Internet Tablet d’Archos s’est enfin montrée au Cebit. La marque française laisse d’ailleurs tomber son projet de smartphone, qui reprenait peu ou proue les mêmes fonctions et design que l’Internet Tablet, en plus compact. Cette tablette, baptisée Archos7 Home Tablet, fonctionne sous Android et dispose d’un écran 7 pouces (18 cm de diagonale). Wi-Fi, port USB, une autonomie de 44 heures en écoute musicale et 7 heures (données constructeur) en vidéo avec le support de la vidéo HD en 720p.

Concrètement, cette tablette permet une bonne gestion de son contenu multimédia en mobilité et d’accéder à internet. Avec Android, c’est aussi tout le market qui est disponible avec plusieurs milliers d’applications gratuites et payantes. En plus, c’est un bel objet. L’Archos7 Home Tablet sera disponible en avril en 2 versions : 2Go pour 149 euros et 8Go pour 179 euros.

Le CPL accélère

techyoucebitcplOn connaissait le CPL à 200 Mbit/s, voici maintenant sa version 500 Mbit/s. Le CPL, c’est le courant porteur en ligne, qui vous permet d’accéder à votre connexion internet partout dans la maison en passant par la prise de courant. Devolo, constructeur parmi les plus actifs de ce marché, fait donc plus que doubler la vitesse de connexion avec son produit (tout comme Netgear, qui a annoncé la même avancée dans la foulée).
Attention, il s’agit toutefois d’un débit théorique. A savoir que le CPL 500 Mbit/s devrait permettre d’atteindre le débit réel de 200 Mbit/s, soit le débit théorique de la génération précédente. Les produits devraient arrivée en septembre prochain.

Football cybernétique

techyoucebitnaoIls s’appellent Penny, Leonard, Rajesh, Sheldon et ce sont les nouvelles stars du ballon rond. Ne cherchez pas dans un journal sportif ou dans votre jeu console, vous ne les trouverez nulle part. Car ce sont des robots. Des robots footballeurs même. Haut de 60 cm, ces 4 cyberfooteux Nao doivent la « vie » à la société Aldebaran Robotics. Leur présentation au public de Hanover s’est faite avec un match 2 contre 2. Les robots, bipèdes imitant les humains, se déplacent grâce au tracé du terrain (ils font la différence entre l’herbe et les lignes) et le ballon orange. Préprogrammés, ils tirent au but dès qu’ils le peuvent et s’énervent même jusqu’à provoquer des fautes.techyoucebitnaorepos

Au-delà du football, la prouesse d’Aldabaran Robotics met en lumière les progrès réalisés sur le sujet de la reconnaissance dans l’espace. Avancée qui pourrait être utile dans d’autres domaines, comme celui du transport des personnes à mobilité réduite (chaise roulante intelligente). Penny et Rajesh sont en tout cas près à donner un petit cours de football et joueront la coupe du monde de foot robotique, la RoboCup, le 19 juin prochain à Singapour.

Hugo Bertrand