Un ordinateur dans l’écran, un clavier, la première souris, une interface, une pomme, retour sur le premier véritable système informatique pour le grand public : Macintosh.
Retro hi-tech : sa Majesté Macintosh 1er
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Avant l’aluminium brossé, l’écran LCD 16:9 de 69 cm, la Magic Mouse des derniers Mac, il y a eu Macintosh. Lancé par Apple en 1984, il démocratise l’utilisation de l’informatique dans les foyers américains. Si les ordinateurs, surtout via IBM, sont présents depuis plusieurs années dans le paysage, leurs systèmes à base de lignes commandes empêche Monsieur Tout-le-monde de s’y mettre. La révolution du Macintosh vient de sa simplicité d’utilisation et de sa navigation grâce à un couple souris/interface graphique. C’est la naissance des icônes sur un écran 9 pouces monochrome doté d’une résolution de 512 x 342 pixels. Le Macintosh, doté d’un système fermé, dispose d’un clavier filaire et d’un lecteur de disquette 3,5″.
Du Dallas dans la genèse
Si le Macintosh a fait beaucoup de bruit à sa sortie, il a aussi pas mal chamboulé le petit monde de la maison Apple. Imaginé dès 1979 par Jef Raskin pour ouvrir l’informatique au grand public, le Macintosh doit être simple et accessible. Macintosh ? C’est la variété de pomme préférée de Raskin, employé devenu alors chef de projet. Le concept est un contre-pied parfait de l’Apple II, dédié aux entreprises, et le Lisa de Steve Jobs, bien trop cher (9 995 euros) pour dépasser des ventes anecdotiques. D’ailleurs, le créateur d’Apple va longtemps dénigrer le projet, le jugeant sans avenir. Le projet initial vise les 500 dollars, mais la décision de changer le processeur prévu alors pour le Motorola 68000 à 8Mhz du Lisa (plus puissant) fixe un prix de 1 000 dollars.
A mesure que le Mac prend vie, Steve Jobs, débarqué en 1980 du projet Lisa, se rapproche du projet. Puis, c’est le putch. S’imposant devant Raskin, il propose mille-et-une idées, comme l’adoption de la souris. Jobs, qui a une revanche à prendre et veut montrer que certaines idées du Lisa tiennent la route, accepte une concession à Reskin, un seul bouton au lieu des trois prévus pour la souris. A noter que cette dernière, une petite révolution pour l’époque, est présente sur le Lisa.
Une technologie que Steve Jobs « emprunte » alors aux ingénieurs de Xerox, la Xeros Alto, qui n’en voient pas l’utilité. La bataille d’égo aura toutefois raison de la patience de Jef Reskin, qui quitte le projet en 1982.
Steve Jobs devient alors seul maître à bord, se mue en géniteur du Macintosh et entame sa communication, déjà très affutée. Petites phrases assassines envers IBM, annonce du Macintosh comme une révolution à tout bout de champ, la presse, les fans d’informatique et, surtout, Monsieur Tout-le-monde, retient son souffle. Convaincu du succès du produit, Jobs gonfle le prix du produit tout en prévoyant un plan marketing sans précédent, qui fait encore enfler le coût du petit ordinateur. Des 500 dollars initiaux, le Macintosh atteint les 2 495 dollars.
Libère ton esprit IBM
Le 22 janvier 1984, la XVIIIe finale du Superbowl voit les Raiders de Los Angeles affronter les Redskins de Washington. Au-delà de la victoire écrasante des Californiens (38 à 9, pour les intéressés), le match est le théâtre d’un événement majeur, dans son 3e quart-temps : une publicité pour un ordinateur. Macintosh fait son apparition aux yeux du monde dans un spot de 60 secondes intitulé 1984, mis en boîte par un réalisateur à qui l’on ne doit à l’époque « que » Blade Runner et Alien, Ridley Scott. Reprenant l’univers totalitaire du 1984 de Georges Orwell, la publicité montre un femme pleine d’allant et de couleurs portant un t-shirt frappé du logo Picasso du Macintosh, délivrer les hommes de leur monde terne, uniforme et du joug d’un Big Brother (ici comprendre IBM et son hégémonie sur le monde du Personal Computing).
L’un des spots les plus connus de l’histoire de la pub, un choc visuel et le meilleur compagnon possible au lancement du Macintosh. Disponible dès le 24 janvier, le Macintosh trouve preneur dans plusieurs centaines de milliers de foyers et véhicule parfaitement l’image du concurrent impertinent de l’IBM PC. Son interface et sa navigation, 15 ans avant l’iPod ou Mac Os sont louées.
L’ami de la presse et de la créa
Les 128 ko de RAM de la première version limitent grandement les possibilités de la machine. Les plus courageux désossent le Macintosh et le renforcent en mémoire vive. Les plus patients ou les déçus se tournent vers la V2 (syndrome qui sera par la suite récurrent chez Apple), qui intègre 512 Ko de RAM et adoptera le surnom de Fat Mac. Une vraie machine de guerre. Le Macintosh est également équipé de MacWrite, un éditeur de textes et de MacPaint (anciennement MacSketch) un logiciel de création graphique. Une base parfaite pour la naissance de la PAO. Graphistes et éditeurs de presse s’arrachent la machine.
MacWrite constitue lui aussi une petite révolution puisqu’il change le monde du traitement de texte en apportant une interface graphique comportant les changements de polices, de casses ou l’agencement de paragraphes (les autres traitements de textes étaient figés). Le Macintosh fera plusieurs petits jusqu’en 1990 : Macintosh 512Ke, Macintosh Plus puis SE, le Macintosh II et enfin le Macintosh Portable (plutôt transportable…) Mais c’est bien le premier Macintosh (128/512Ko) qui marquera durablement les esprits.
Cherche un job Steve
Un succès qui donne quelques idées à un autre jeune à mèche qui a suivi de près la naissance du Macintosh : Bill Gates. On connaît la suite : Windows adressé au monde PC, avec souris et interface graphique en surcouche des commandes. Du côté de la Pomme, ça bouge encore malgré le succès du Macintosh. Capricieux, déjà, un peu trop envahissant aux yeux des autres têtes pensantes d’Apple et surtout de son nouveau PDG John Sculley (ex-Pepsi, arrivé en 1983), Steve Jobs est débarqué de son Apple en 1985.
Si les produits continus d’être mis à jour, la firme ne retrouve jamais l’engouement créé lors de la sortie du Macintosh. On connaît tous la suite, Jobs crée NeXT (pour créer NeXTStep, un système d’exploitation) qui est racheté par Apple puis retrouve la tête de l’entreprise en 1997, embauche Jonathan Ive pour diriger le néo prépondérant secteur du design, lance l’iPod et faire renaître l’iMac.
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8 Commentaires
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avant il fallait mettre de l’argent au café.
bientot suivi par le pet commodore, puis l’atari.
Je n’achèterai plus jamais un seul appareil portant la griffe Apple. Je suis très bien sur PC, c’est techniquement plus abordable, on y trouve plus d’applications, on peut choisir son interface (pour moi Linux). Ce n’est pas pour rien que l’industrie utilise essentiellement le PC.
Ce que tu dit n’est dictée que par ta rage l’operating systeme d’apple est largement plus développé fiable et ergonomique que celui de windows, et on trouve toute les application utile sur Mac surtout pour les professionnels, et tout ce qui concerne « l’industrie » musicale, cinématographique, graphique, design… j’en passe, travaille sous MacOS et ce n’est pas qu’une petite partie de « l’industrie ».
Critiqué la politique d’apple tant que vous le voulez mais pas leurs produits (hors iPad qui lui est tout à fait inutile), car leurs produits sont vraiment bon.
@Susini ; don’t forget Amiga, which was really better than every others.
c’est vrai, du 4096 couleurs, digitaliseur vidéo , son 8 bits stéreo, et surtout ce que ne fait encore aucun ordinateur actuel : des fenètres en differentes résolutions sur le même écran… Le tout en multitache préemptif, avec une inteface icone glisser déposerr, mais aussi un shell, qui s’apparente au terminal de mac Os X… le tout en 1985…
Après j’aime bien Macintosh, puis qu’Amiga est mort, (ou quasiment, désolé, les fans) bde là à suivre tous leurs sytemes il y a un pas que n’a pas non plus franchi Steve Wozniak !!! le Vrai créateur.
Jobs est certes un bon visionnaire, un genie, mais que cela n’empèche pas de regarder et d’utiler le mac avec ce qu’il avait de plus cool : Mac Os 9, un systeme qu’on pouvait dépanner seul, avec environ 2000 fichiers max.
aujourd’hui, c’est 250 000 fichiers, avec des noms à la Windows, et des fichiers qui restent cachés, avec les outils de la Pomme( genre tous les: .fichiersÀlaCon
Si vous regardez sur les forums de Macbidouille, vous verrez qu’il y a encore une forte communauté qui refuse le progré imposé, et là, on est dans du OS 9.. Le dernier user friendly system, comme le dit Steve Wozniak, le mec sans qui Steve Jobs n’existerait pas aujourd’hui…
J’ai bien connu Windows3.1 mais j’ai débuté avec le vieux CP/M il y 35 ans (en 1975) avant de devenir formateur pour MS-Dos 3 !…
Jusqu’à Windows XP je passais en ligne de commande pour utiliser l’extraordianire Ms-Dos qui faisait plus vite et plus surement les opérations que Windows.
Souvenirs, Souvenirs, Souvenirs ! . . .