TechyouWIFI3GContinuer de travailler sur le web, de surfer ou de télécharger en dépassant les murs de chez soi est presque aussi facile que d’attraper du réseau 3G avec son smartphone. Si la 3G+ se répand vite via les netbooks et des offres d’abonnement dignes d’un mini forfait pour mobile, le Wi-Fi reste la solution la moins onéreuse et la plus souple en matière de surf. En dehors des offres des opérateurs mobiles Orange, SFR et Bouygues Telecom, dont les 24h d’utilisation se monnaient autour de 9 euros (accessible de puis le réseau BT pour la plupart des opérateurs dans les gares, hôtels et aéroports du monde entier), il existe de nombreuses solutions pour garder le contact avec le réseau Wi-Fi.

Le communautaire en force

Avec Freewifi, Free consolide son aspect communautaire en permettant à ses abonnés de profiter du maillage de hotspots que constituent les milliers de freebox disséminées sur le territoire. Avec un login et un mot de passe approprié, il est ainsi possible de se connecter sans fil à toutes les freebox environnantes. Il n’est pas rare de trouver ainsi quelques petits malins qui trouve le moyen de mettre la main sur des identifiant afin de se connecter au web gratuitement dans la France entière, sans être pour autant client Free. Nous ne vous le conseillons pas de cette manière, mais cela prouve l’efficacité du système. De son côté, SFR joue aussi la carte du communautaire pour ses abonnés internet avec une disponibilité complète des deux millions de box Wi-Fi SFR/Neuf devenant de véritables hotspots. Comme pour Free, l’accès est gratuit en échange de ses identifiant et mot de passe SFR.  Autre système de partage de connexion, mais qui nécessite un achat au préalable, l’option FON est fondée sur un routeur FON, commercialisé 79 euros.

TechyouWIFIFonCe dernier une fois en votre possession vous donne accès à l’ensemble du réseau FON, autrement dit, au maillage réalisé par les autres possesseurs du routeur FON. Comme pour le réseau Freewifi en somme, sauf qu’ici, tous les non possesseurs du routeur peuvent se connecter moyennant finances, dont un certain pourcentage revient au détenteur du routeur utilisé comme hotspot. Du communautaire rétribué ! Toutefois, il est possible de trouver un maillage complètement gratuit du côté de free-hotspot.com. Avec près de 3500 point Wi-Fi dans toute l’Europe, ce concept vous oblige seulement à visionner une publicité à chaque connexion afin de pouvoir surfer gratuitement. La carte des hotspots est disponible sur le site free-hotspot.com.

La tentation fast-food

techyoumcdoChez Mc Donalds, il n’y a pas que le Big Mac. On trouve aussi un petit espace qui depuis longtemps ravit les amateurs de Wi-Fi et de connexion intempestive. Complètement gratuite, la liaison Wi-Fi du roi du hamburger assure un accès au web libre et illimité, dans la limite des horaires d’ouverture mais il est quand même possible de capter le signal depuis l’extérieur. Aucune obligation de consommation en vue, alors rusez donc et évitez la prise de poids en vous faufilant parmi les clients pour profiter de la connexion de Ronald.

L’autre géant américain, Starbucks, pourvoyeur de café sous des formes diverses et extravagantes, a longtemps lutté contre le monopole du gratuit « McDo » lors de son implantation en France, en vain. Il faut donc s’acquitter d’une piécette de 2 euros pour 1/2h de connexion. L’avantage, pour les deux, c’est qu’en France comme partout dans le monde (où la connexion Starbucks est en majorité gratuite), vous ne devriez pas avoir de mal à trouver l’un des deux dans un endroit public, une gare ou un aéroport. Enfin, côté café, le réseau Cafeswifi.com pourvoit un accès Wi-Fi gratuit dans plusieurs bistrots, brasseries et cafés français. Il faut seulement s’habituer à la publicité pas du tout dissimulée.

Sans fil, avec des ailes


Mais entre la maison et les hotspots, il faut bien bouger un peu et fort heureusement, les transports commencent à se laisser séduire par l’internet sans fil. Premier servi, le train avec le Thalys et le TGV-Est. Le premier connaît depuis quelque temps l’accès au Wi-Fi sur certaines rames desservant Paris, Amsterdam, Bruxelles et Cologne. Le second s’équipe doucement depuis janvier dernier (15 rames sur 52 avant l’été prochain) pour permettre de surfer à 300 km/h. Et le dispositif, qui coûte tout de même 20 millions d’euros, c’est du costaud avec un récepteur satellite embarqué sur les TGV et qui fournit 85 % du signal Wi-Fi dans les wagons tandis que les 15 % restant est assuré par liaison terrestre GPRS et UMTS pour pallier les passages dans les tunnels. Si le Thalys demande entre 6 et 13 euros pour une heure ou un trajet de Wi-Fi, on ne sait pas encore combien demande la connexion TGV.

TechyouWIFIsncf

Mieux que le surf sur rail, il y a le surf dans les airs avec plusieurs compagnies aériennes, les américaines et japonaises en pionnières, désormais connectées au web en vol ! Virgin America, Jetblue, Delta Airlines proposent au sein de leurs avions des forfaits de navigation web (hors décollage/atterrissage). Delta Airlines facture, par exemple, moins de 10 dollars en dessous de 3h de vol et 12 dollars pour plus de 3h de vol. Ces offres ne sont disponibles que pour les vols américains. Lufthansa a annoncé fin 2009 l’arrivée de la connexion Wi-Fi en vol pour l’été 2010 avec FlyNet ssur l’ensemble de ses vols long courrier. Et Air France dans tout ça ? La compagnie ne fournit pour l’instant le web qu’au sein de ses salons via Orange, c’est tout.

Et pour ne pas perdre le sans fil entre le foyer et la rame de TGV, sachez que certains taxis, parisiens pour le moment, comblent maintenant les geeks avec un accès Wi-Fi via un netbook connecté à une clé 3G SFR. Du coup, en additionnant tous ces pion, il semble assez difficile de lâcher sa connexion internet, même en mouvement.