De plus en plus de français passent par internet pour se fournir, légalement, en loisirs vidéoludiques. De l’art de se divertir en bougeant de moins en moins de son canapé ou sans passer par la case magasin. Découvrez le merveilleux et addictif monde du jeu à la demande.
Jeux vidéo : à la demande !
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Comme tout medium culturel, le jeux vidéo se dématérialise. Facilement en plus. Et comme la vidéo, il peut se déguster sans bouger de chez soi. Au-delà du piratage, il existe un monde légal, pas forcément prohibitif et en pleine croissance. On choisi son jeu, gratuit ou payant, nouveauté ou « oldies », sur PC ou console, on lance le téléchargement et c’est parti pour l’aventure ! Avec près de 11,5 millions de visiteurs français en 2009, les sites web proposant du jeux vidéo à la carte sortent enfin du bois.
Et si les 270 millions d’euros dépensés dans l’hexagone l’an dernier constituent un bon pactole, nous somme encore loin des joueurs anglais, avec 320 millions et surtout des gamers allemands, qui se sont délestés de 540 millions d’euros. Un écart qui s’explique notamment par le goût de l’offre gratuite plus prononcée chez nous qu’ailleurs, par une défiance de ce monde aux codes étranges qu’est le jeu vidéo ou encore parce que le casual gaming (le jeu occasionnel, démocratisé avec la Nintendo Wii) a mis plus de temps à prendre en France.
MetaboSteam
Si l’on trouve aujourd’hui une offre très diversifiée, à la maison, sur l’ordinateur, les consoles de salon et même les box internet ou encore en mobilité, c’est bien par un internet sagement lové derrière les écrans fixes des ordinateurs que le jeux à la demande (ou GoD, pour game on demand) est né. Metaboli.fr, créé en 2001, est aujourd’hui le leader européen du jeux dématérialisé. Le principe est simple : on paie un abonnement tous les mois, 9,90 ou 19,90 euros qui nous donne accès à tout ou partie (au moins 150 jeux) de la ludothèque dématérialisée du site. Nouveautés ou vieilles gloires, on trouve la grande majorité de l’offre magasin. La notion de non-engagement est très importante et évite d’avoir les mains liées (dur pour jouer) à cause d’un abonnement.
Steam, c’est l’autre mastodonte du secteur. Développée en 2003 par Valve, la boîte responsable du monument Half Life, la plate-forme devait initialement distribuer les jeux du géniteur avant de regrouper finalement la quasi-totalité de;l’offre vidéoludique. Différent de Metaboli qui emprunte à la location, Steam joue la carte de la distribution numérique de jeux vidéo. Moins chers qu’en magasin (foncez sur les soldes Steam, avec de grands titres à moins de 5 euros), les jeux sont enregistrés sur un compte et vous suivent partout. Chez vous ou un ami, il suffit d’entrer ses identifiants et le jeux est retéléchargé sur l’ordinateur. La force de Steam est aussi de proposer ce service avec vos jeux acheté en magasin. Trouvez le jeu dans la liste, entrez la clé d’activation et rangez définitivement la boîte. Attention toutefois de ne pas se tromper de compte, car c’est la croix et la bannière pour récupérer son jeu…
Store sur canapé
L’essor du jeu à la demande, ou JàD (moins conceptuel que GOD), passe aussi par le canapé avec le PlayStation Store de la PS3, le Live de la Xbox 360 et le Wii Channel. On y trouve des sorties récentes de jeux console, mais aussi et surtout de vieux jeux, parfois introuvables même sur le marché de l’occasion dans d’obscures boutiques. Par points préachetés (Wii, Xbox 360) ou en euros sonnants et trébuchants (PSStore), quelques pression de pad permettent de jouer et vous évitent le déplacement en boutique ou la commande d’une version boîte sur un site marchand et l’attente qui en découle.
En plus d’écourter ce dernier, on améliore son bilan carbone.
Les fournisseurs d’accès internet (FAI) se mettent aussi , après la VoD (vidéo à la demande), au jeu via leur box. Free, dont la télécommande assimile déjà le monde vidéoludique et SFR testent avec des abonnés consentants plusieurs chaînes-jeux. SFR accompagne d’ailleurs son projet d’une manette sans fil proche de ce que l’on trouve sur PlayStation.
… ou en mobilité
Le dernier phénomène, apparu un été 2008, c’est l’AppStore. Plate-forme Apple que l’on ne présente plus, l’iTunes du jeu vidéo et de l’application engrange les téléchargements et les dollars. En 3G ou Wi-Fi, on accède depuis l’iPhone ou l’iPod Touch à un vivier de jeux sans cesse mis à jour. Tellement simple qu’il fait le bonheur des joueurs occasionnels que le terminal fait de nous (métro, file ou salle d’attente, on prie pour patienter) et des éditeurs. Gameloft, le plus gros fournisseur de jeux mobiles, vient même d’enregistrer plus de 10 millions de téléchargements (payants) en moins de 2 ans.
Le GoD mobile cartonne
Toujours en ascension, le marché du jeu sur mobile représente presque 4 millions de personnes en France. Samsung, Nokia, Sony Ericsson et Apple avec son seul iPhone sont les leaders côté terminaux mobiles, tandis qu’Orange et SFR se partagent plus de 70 % du gâteau en termes de téléchargements. 1,4 millions pour le premier (410 000 rien que pour les possesseurs d’iPhone et 62 % de jeux payants) et 1,25 millions pour SFR (45 % de jeux payants). On trouve ensuite Bouygues Telecom, Virgin Mobile et plusieurs autres indépendants.
Simple d’accès, rapide à télécharger, aussitôt joué, aussitôt bien souvent oublié, le jeux mobile a de beaux jours devant lui. En effet, tous les constructeurs de mobiles semblent prêt a concurrencer enfin Apple et son AppStore. Et si ce dernier réalise tout seul des chiffres faramineux, plus de 150 000 applications, dont un bon 15 % de jeux (soit 23 000) pour plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires, on imagine à peine ce que cela pourrait donner avec un ou plusieurs concurrents efficaces.
Sony a d’ailleurs suivi un le mouvement en adaptant sa console portable PSP au monde du jeu à la demande. La nouvelle mouture, la PSP Go, se passe de lecteur de disque et se sert exclusivement du lecteur de carte mémoire, sur laquelle on pose les jeux achetés sur le Store de Sony. Mal accueillie, elle subit en ce moment une petite baisse de prix pour un re-lancement médiatico-commercial.
Pas que des avantages
Le GOD pose pourtant de sérieux problèmes dans certains cas de figure. Sujet sensible, le plus désagréable de tous reste la question de l’occasion. Les boîtes et supports physique disparaissent quand ces derniers ne sont pas liés à des comptes personnels (Steam), autant d’obstacles à une future revente d’un titre. Le principe du « j’en revends deux pour m’en racheter un tout neuf » n’existe plus. L’exemple le plus représentatif ? La PSP Go, justement, qui symbolise à elle seule le malaise du GOD : un exemplaire unique, impossible à prêter, impossible à revendre. Chacun son jeu, l’aspect copinage du prêt se voit remplacé par la rentabilisation maximum d’un logiciel. Car c’est bien, comme toujours nous ne somme pas naïfs, une affaire de gros sous.
La vente de jeux d’occasion étant la source de revenus principale des chaînes de magasins de jeux vidéo, ceux-ci auraient vite fait de se tirer une balle dans le pied en faisant la promotion d’un système qui mettrait rapidement fin à leur gagne-pain. La pomme n’accepte pas que le ver s’immisce !
Et pour finir sur une petite note de fantaisie, le jeu à la demande connaît un nouveau compagnon avec la jaquette de jeu à la demande. Le site français Mygamecover.com (et non pas my game over…) permet de créer sa propre jaquette pour ses softs préférés. Il suffit de choisir un format (PS3, Xbox 360, DS, PC, etc.), d’importer une photo, de choisir une police parmi de nombreux choix délirants et de publier sa création. On peut même importer un code parental. De quoi se constituer une ludothèque originale pour ses dernière boîtes avant de passer complètement au jeu à la demande ?
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