Les équipements électriques de la maison consomment environ un tiers de l’énergie  d’un ménage. L’électroménager (réfrigérateur, lave-linge…) et l’éclairage s’octroient la part du lion. En comparaison, téléviseur, lecteur médias, ordinateur et autres gizmos consomment beaucoup moins d’énergie pour fonctionner.

Problème : leur multiplication constante, conjuguée aux dispositifs de mise en veille automatique, dont ils sont presque tous pourvus, peuvent se révéler très gourmands.

Pister les points rouges

Même si les fabricants, notamment de téléviseurs, ont fait de remarquables efforts en ce domaine,  si vous laissez tous vos appareils en veille, vous augmenterez sensiblement votre facture globale d’électricité (certaines TV ou imprimantes laser peuvent consommer jusqu’à 15 W en veille). Il convient donc de faire la chasse aux petites lumières rouges. Pour les équipements dont la mise en veille est difficilement désactivable ou que les fabricants n’ont pas jugé bon de pourvoir d’interrupteurs (exemples : certains disques durs, lecteurs DVD) , il existe une solution toute bête et peu onéreuse :  les relier à un bloc multi-prises qui en sera lui, pourvu. Votre facture s’en verra allégée.

LCD ou plasma ?

Les deux principaux consommateurs d’énergie de nos loisirs high-tech sont la télévision et l’ordinateur. Chez les téléviseurs, plusieurs critères entrent en compte dans le calcul de leur consommation et du coût associé.

En premier lieu vient la diagonale de l’écran. Ensuite la technologie de l’appareil : LCD ou plasma. Examinons quatre produits. LCD 32 pouces : 110 W ; LCD 40 pouces : 140 W ;  LCD 50 pouces : 180 W ; plasma 50 pouces : 400 W. Sur une utilisation quotidienne de 6 heures, le coût de revient annuel, sur une base de 0,12 euros par KWh, est respectivement de : 29, 37, 47 et 150 euros.

La règle est donc simple : plus un écran est grand et plus il consomme d’énergie. Quant au plasma, il se révèle plus cher à l’usage, même si on peut agir sur sa consommation électrique en abaissant sa luminosité. Les fabricants prennent là aussi le problème en main ; Panasonic annonce ainsi pour sa nouvelle gamme plasma NeoPDP une consommation électrique réduite… de 50 %, par rapport à sa gamme 2007. Les fabricants de LCD proposent également des modèles où le rétroéclairage varie en fonction de la luminosité de votre pièce.

Portable… et vert

Selon le type d’ordinateur, la consommation varie de façon gigantesque : un PC de bureau puissant permettant de jouer : 300 W ; un PC de bureau moyen de gamme dédié bureautique : 130 W et enfin un ordinateur portable bureautique et jeu : 60 W.

Sur une base d’utilisation de 6 heures par jour et avec un prix moyen de 0,12 euros du KWh, ces trois machines vous coûtent à l’année respectivement 79 euros, 34 euros et 16 euros. Privilégiez donc le portable qui vous fera en outre gagner de la place… Attention, ce calcul n’est valable que si vous éteignez totalement votre machine. Si vous la laissez tourner en veille sur les 18 heures restantes de la journée sans la débrancher totalement, les coûts annuels grimpent à 189 euros, 97 euros et 51 euros. Une bonne raison pour bien penser à éteindre vos appareils. N’oubliez pas non plus que les systèmes d’exploitation pour Mac ou PC proposent un mode économie d’énergie que vous pouvez activer.

Google dans la rue Watt

PowerMeterOk

Jusqu’à présent, pour estimer la consommation de nos équipements, nous n’avions pas beaucoup de solutions. Acheter un Wattmètre (30 euros environ), petit appareil qui se branche entre la prise secteur et l’appareil à interroger. Un peu long et fastidieux. Qu’à cela ne tienne ! Le marché de l’économie d’énergie semble aujourd’hui suffisamment porteur pour que les géants du numérique s’y intéressent.

« Si on ne peut pas le mesurer, on ne peut pas l’améliorer » ; la phrase de Lord Kelvin, physicien anglais est ainsi mise en préambule du projet PowerMeter de Google.

Partant du postulat que nous consommons aujourd’hui l’énergie comme si nous faisions nos emplettes les yeux bandés, Google affirme que la visualisation sur son ordinateur de sa consommation électrique poste par poste, engendrera un gain global de 5 à 15 %.

AlerMeOkLes britanniques peuvent dès à présent bénéficier de ce service en s’équipant d’un pack AlertMe Energy prêt à installer (Visuel ci-contre).

Un lecteur à fixer sur le compteur électrique de l’habitation, un concentrateur à brancher sur la connexion Web et le tableau de bord de votre consommation se trouve immédiatement accessible depuis n’importe que terminal, ordinateur ou smartphone à partir de la page d’accueil i-Google.

L’investissement avoisine les 150 euros pour la première année. Bientôt en France ?

Lisa Terzy